En 2024, le taux de criminalité à Tarbes s’établit à environ 69,7 pour 1 000 habitants, selon les données du Ministère de l’Intérieur et des Outre-Mer. Avec 3 102 crimes et délits enregistrés, la ville se classe 2 653ᵉ sur le plan national en termes de dangerosité. La répartition des délits montre 1 017 cas de vols et cambriolages, 874 incidents de violences contre des personnes, et 396 infractions liées aux stupéfiants.
Comparativement, ces chiffres sont solides, mais légèrement inférieurs à ceux de certaines grandes villes françaises. Ce taux place Tarbes dans une position moins alarmante que les métropoles comme Paris ou Marseille, tout en restant supérieur à la moyenne nationale.
Les quartiers à éviter à Tarbes : les zones les plus sensibles de la ville
Sous ses airs paisibles de préfecture des Hautes-Pyrénées, Tarbes connaît, comme beaucoup de villes moyennes, des disparités fortes entre quartiers. Si le centre historique et les abords du jardin Massey offrent un cadre agréable, certains secteurs cumulent difficultés sociales, dégradations urbaines et sentiment d’insécurité.
Laubadère : entre rénovation et désenchantement
Au nord de Tarbes, Laubadère est un quartier résidentiel mêlant HLM, pavillons et maisons anciennes. Malgré plusieurs programmes de rénovation, le secteur reste marqué par une urbanisation vieillissante et un manque d’animation commerciale.
Les habitants évoquent souvent le manque de commerces, les nuisances sonores, les stationnements anarchiques et des incivilités récurrentes autour des conteneurs ou des parkings.
Le sentiment d’isolement s’explique aussi par la fermeture progressive des petits commerces et la faible attractivité économique.
Le programme national de rénovation urbaine (NPNRU) vise à redonner vie au quartier avec des démolitions, reconstructions et aménagements paysagers, pilotés par la communauté d’agglomération.
Si les déplacements sont facilités par la ligne T2, la fréquence limitée des bus complique encore la vie des habitants. Laubadère reste un quartier tranquille en journée, mais mieux vaut éviter les déplacements nocturnes dans les zones peu éclairées.
Solazur : un quartier populaire sous tension
À l’ouest de la ville, Solazur regroupe logements étudiants, barres HLM et espaces pavillonnaires. La présence de l’École nationale d’ingénieurs de Tarbes apporte une note jeune et dynamique, mais les problèmes de sécurité y sont bien réels.
Le trafic de drogue et les altercations se sont multipliés ces dernières années, notamment près de l’université et de la place Verdun.
Les patrouilles de nuit, les caméras de vidéoprotection et l’augmentation du nombre de policiers municipaux ont permis de freiner certains débordements, sans faire disparaître la méfiance des riverains.
Les habitants évoquent aussi une insécurité routière persistante : excès de vitesse, manque de visibilité et comportements dangereux, surtout dans les zones 30.
Pour les visiteurs, il est conseillé de privilégier les trajets de jour et d’éviter les secteurs isolés en soirée. Solazur reste un quartier vivant, mais fragile, où la cohabitation entre étudiants et habitants modestes demande un équilibre constant.
Ormeau-Figarol / Bel-Air : entre mixité et tensions
Au sud-est, le secteur Ormeau-Figarol / Bel-Air concentre une forte mixité d’habitats : HLM, pavillons et immeubles rénovés.
Malgré un tissu associatif actif, les problèmes d’incivilité persistent : trafic de drogue dans les espaces publics, attroupements nocturnes et dégradations de mobilier urbain.
Les habitants signalent aussi la vitesse excessive sur certaines rues et la consommation d’alcool sur la voie publique.
Les autorités locales ont renforcé la présence policière, passant de 3 à plus de 60 agents en vingt ans, avec des patrouilles de nuit et des caméras portatives.
Si le trafic de stupéfiants reste un problème, la municipalité tente de rééquilibrer la situation avec des animations estivales et des projets d’aménagement comme le réaménagement de la place de la Providence.
Bel-Air demeure un quartier à surveiller, mais les efforts de sécurité commencent à porter leurs fruits.
Séméac : périphérie paisible mais peu animée
Située à trois kilomètres à l’est du centre, Séméac offre un cadre résidentiel plus calme, apprécié pour sa proximité avec la nature.
La commune souffre toutefois d’un manque d’équipements : peu de commerces, rares structures de loisirs et offre médicale limitée.
Si la qualité de vie reste correcte, le déficit d’activités sociales et culturelles rend le quartier un peu monotone, surtout pour les jeunes.
Des projets d’aménagement, dont le plan vélo reliant Laubadère et Séméac, devraient améliorer la mobilité et le lien avec le centre-ville.
FAQ
Quels sont les crimes les plus courants à Tarbes ?
Les vols et cambriolages, suivis par les violences contre des personnes et les infractions liées aux stupéfiants sont les plus fréquents.
Quels sont les quartiers à éviter ?
Les zones situées au nord de Tarbes présentent généralement un risque plus élevé de criminalité.
Est-ce dangereux de voyager à Tarbes ?
Voyager à Tarbes n’est pas intrinsèquement dangereux.




